L’industrie au sein d’un organisme de recherche publique
La semaine dernière Pauline Gravel publiait dans le Devoir (19 novembre) un article alarmant sur la nomination d’un représentant d’une pharmaceutique (nommément Pfizer) au conseil d’administration des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). L’article de Mme Gravel, nous fait part, entre autres, du point de vue du Dr Joel Lexchin, qui enseigne les politiques de santé à l’Université York de Toronto :
Le Dr Lexchin croit [...] qu’il s’agit d’un très mauvais moment pour les IRSC d’inviter un géant de l’industrie pharmaceutique à venir l’aider à planifier ses orientations stratégiques alors qu’on vient de confier aux IRSC la direction du nouveau Réseau sur l’innocuité et l’efficacité des médicaments, qui a le mandat de mener des recherches visant à accroître nos connaissances sur l’innocuité et l’efficacité des médicaments qui sont sur le marché. «Compte tenu du fait que les compagnies pharmaceutiques ont caché des informations sur l’innocuité et l’efficacité de leurs produits par le passé, ce nouveau réseau pourrait bien ne pas être aussi efficace qu’il le devrait si un membre de l’industrie vient influencer certaines de ses priorités», souligne-t-il.